idiotie

Idiotie….
Toute petite, maman me racontait des histoires
Selon elle de beaux bobards mais pour moi
Ça ressuscitait la même joie que le jeu du miroir
Déviant la lumière du soleil en même temps que ma foi
Et un jour, Une foudre me tomba sur la tète
Madame « réalité » faisait son entré dans ma fantaisie
Hautaine, avec du vernis rouge sur les angles
Et un tailleur noir, un peu trop beau à mon gout
Madame parle un langage trop plat, presque narcissique
A la limite de l’auto persuasion, madame semblait piégée
Par quoi ? Je le savais mais ceci ne m’intéressait pas
Plus que ses grosses fesses avec lesquels
Elle s’était assise sur ce que j’appelais jadis « ma vérité »
Madame fut obèse mais ceci ne me dérangea pas
Car autour de moi, tous les humains lui ressemblaient
J’avoue moi aussi j’étais obèse mais je l’étais différemment
Car en plus du chocolat je mangeais de l’herbe
C’est vrai je devins ruminante mais
Non plus, ceci ne me dérangea pas
Car dans l’herbe, les feuilles et les roses épinées
Madame « vie » construit une belle demeure
Et m’en donna les clés, bien rouillés
Elle me parla d’aventure
Et dit que ce fut typiquement moi
Mais surtout de sottise
La preuve j’écris ce poème là !
Madame « vie » me parla de madame « réalité »
Normal, se désosser n’est pas seulement terrien
Elle dit qu’elle nous donne une vie parfaite
Qu’elle est l’amie, la sœur, l’amant
Qui ne te lâche jamais la main
Je lui répondis que la perfection, je ne la guettais point
Ce fut un beau mensonge mais auquel je crois
Car ce n’est qu’ainsi que je donne et reçois
Alors elle se fâcha et me dit « laisse tomber »
Pire qu’un sourd qui ne veut entendre
Madame vie me dit tant de choses
Que je croie tout savoir.Elle m’est même dit
Qu’un jour je penserai tout savoir
Mais madame vie ne m’a pas parlé de toi
Ma nature, mon océan et mes airs
Elle ne m’a pas dit qu’un jour
J’écrirai ces idioties la
Juste pour t’atteindre cinq minutes
Non pas pour te remplir,
Ni par culpabilité de ne pas te comprendre
Et même sans autre raison
Que te dire comme tu me le disais autrefois
Ne meurt pas lentement………………..
Car seul, on le sera ensemble
Ennuyé…on l’est seuls
Et quand tu es seul
C’est moi qui meurt lentement……….